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Le Président de l'UPF, Alfred Dan Moussa, a fait une importante adresse à l'attention des journalistes ivoiriens réunis au 7e congrès de l'UNJCI, le samedi 4 avril 2009.

 
 
Le Magazine d'information de l'UPF-Côte d'Ivoire N°9
 
 
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Septième congrès de l’Unjci, le samedi 4 avril 2009 : Message d’Alfred Dan Moussa, président international de l’UPF
Publié le 04-04-2009

Septième congrès de l’Unjci, le samedi 4 avril 2009

à Abidjan, Côte d’Ivoire

 

Message d’Alfred Dan Moussa, président international de l’UPF

 

 

Madame la représentante du Chef de l’Etat,

Madame la représentante du  Ministre de la communication,

Excellence Monsieur l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Iran et cher frère,

Mesdames et Messieurs les présidents,

Mmes et Messieurs les directeurs et rédacteurs en chef,

Chers confrères,

Chers consoeurs,

Chers congressistes

 

          Que l’Union internationale de la presse francophone soit à cette tribune ne surprend guère l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire. Etre à cette tribune est tout à fait normal, du point de vue du Comité international et du secrétariat général de l’UPF. Car l’Union internationale de la presse francophone (Upf), entend honorer, dans la mesure de ses possibilités, tous les rendez-vous de l’information et de la communication. Pourvu qu’elle y soit invitée, pourvu qu’elle y retrouve la place et la considération qu’elle est en droit d’attendre, non seulement des organisations mondiales sœurs, mais aussi,   des associations sous-régionales et nationales, et l’UNJCI est de celles-là. L’UPF, ce sont, tout de même, 3 000 membres qui animent, à travers le monde, 125 sections, dans 125 Etats.

 

          Les organisations professionnelles ivoiriennes se retrouvent, depuis décembre 2007, date de l’élection de la Côte d’Ivoire à la présidence de l’Union internationale de la presse francophone, face à une double gestion : la gestion du journaliste ivoirien Alfred Dan Moussa (votre serviteur), et la gestion du même journaliste ivoirien, doublé désormais de la qualité de président international, élu,  de l’Union internationale de la presse francophone.

 

          L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire, les associations sectorielles, les syndicats, les instances de régulation et d’autorégulation de Côte d’Ivoire gagneraient à réussir cette double gestion.

 

          Ce que les organisations professionnelles francophones des médias ont toujours recherché et souhaité avoir à leurs côtés, les regroupements de professionnels ivoiriens le retrouvent plus près d’eux, longtemps après les mandats présidentiels d’Augustin Laurent Dona-Fologo (alors directeur général du groupe Fraternité Matin), de 1975 à 1978, et Auguste Séverin Miremont (alors directeur des rédactions), de 1984 à 1991.

          C’est certainement le lieu de traduire la gratitude du Comité international de l’UPF au Président de la République, au Premier ministre, au Ministre de la Communication et à l’ensemble du gouvernement, eux qui ont rendu possibles la tenue des 39èmes Assises en terre ivoirienne en 2007 et la participation de la section ivoirienne aux 40èmes Assises de l’UPF, en octobre 2008, au Canada.

 

Monsieur le président de l’Unjci,

Honorables invités,

Chères consoeurs,

Chers confrères,

 

          Nous voudrions, à ce stade de notre propos, vous transmettre les salutations sincères du secrétaire général international, Georges Gros, et de l’ensemble du Comité international de l’Union internationale de la presse francophone. Ils me chargent de vous renouveler l’expression de leur compassion, suite aux décès successifs, en ce début d’année 2009, de Diégou Bailly, Président du Conseil national de la Communication audiovisuelle, et de Koné Yoro, secrétaire général de l’UPF Côte d’Ivoire, membre du Comité international, que certains d’entre vous surnommaient « Petit Gros », pour son attachement à notre secrétaire général international, Georges Gros.

   

          Honorables invités,

Le 7e congrès de l’Unjci fait partie des grands moments qui rythment la vie associative des hommes de médias en Côte d’Ivoire. C’est le lieu de saluer tous ceux qui ont animé le Conseil exécutif de cette union. En prenant l’option de les citer, je pense à Noel Yao. Je m’impose, et vous avec moi, d’avoir une pensée pieuse pour Diégou Bailly. Je voudrais également saluer la présidence  de Honorat de Yédagne et, celle de Amos Béonaho, en passe de transmettre le témoin, à la faveur de ce congrès. Lui, dont l’un des derniers actes, à la tête de l’UNJCI, a résidé dans le soutien moral à l’UPF, lors du décès, nous le disions, de Koné Yoro, membre du Comité international de l’Upf et secrétaire général de la section ivoirienne.

 

          Ce 7e congrès a pour thème : « l’UNJCI, une union forte pour des journalistes professionnels et engagés pour la paix »

 

Sans prétention de disséquer le sujet, donc d’engager les débats, permettez, Honorables invités, que nous en disions quelques mots.

 

          Nous sommes tous d’accord que les médias jouent un rôle important et ont une place à prendre dans la cohésion des nations. Ils doivent à cet égard, conforter la reconnaissance mutuelle et pacifique des différences qui peuvent exister au sein de la société. Ce qui est en jeu ici, ne consiste pas à nier les débats contradictoires. Ce qui est en jeu ici, c’est de créer un cadre propice au dialogue équilibré des différences.

 

          Le pluralisme existant, sous une forme ou une autre, dans toutes les sociétés, les journalistes doivent donc contribuer à son expression, en se gardant des dérives qui conduisent aux vilains sentiments. L’indépendance du journaliste n’autorise ni diffamation, ni désinformation, ni manipulation, ni atteintes aux équilibres. La responsabilité première du journaliste, son professionnalisme et sa participation à la paix lui imposent, dans le traitement de l’information et dans la gestion des organisations professionnelles  de tourner le dos à toutes sortes de manquements aux règles du métier et de la gestion.

 

          Face aux soubresauts de l’actualité, ayons présent à l’esprit que le sens des événements ne naît pas tout seul. Roland Barthes ne disait-il pas, (je le cite) : « un fait rapporté ne peut pas être isolé de ce qui l’introduit et de ce qui le suit. La manière dont on parle de ce qui vient de se produire peut changer, du tout au tout, la perception qu’on en donne.

 

Notre responsabilité de journaliste est de replacer chaque fait dans une juste succession de causes et de conséquences, sans privilégier les causes immédiates et en prévoyant les conséquences possibles de ce que nous décrivons » (fin de citation). 

 

En un mot, nous, journalistes, en position de reporter ou de gestionnaire d’organisation professionnelle, devons avoir l’ambition d’informer et de gérer juste, dans la vérité et dans la rigueur, dans le respect des différences, de l’autorité et du prochain.

 

Honorables invités,

Chères consoeurs,

Chers confrères,

 

          Le 7ème congrès affiche la volonté des organisateurs et des participants d’avoir, et c’est d’actualité, une union forte, plus que jamais. Cette ambition, légitime,  a des contraintes qu’il vous faut lever. Comme vous le savez, la Côte d’Ivoire est le pays qui préside la destinée de l’Union internationale de la presse francophone.

 

          Tous les regards sont donc portés sur la Côte d’Ivoire. Tous les regards sont donc tournés vers Abidjan et Yamoussoukro, devenues capitales des médias francophones. Quel visage les médias ivoiriens donnent-ils au monde ? Nous pensons modestement, à l’Union internationale de la presse francophone, que l’Unjci doit participer au renforcement de l’image de marque des médias ivoiriens, et donc de la Côte d’Ivoire.

 

          L’Union internationale de la presse francophone ne possède ni or ni diamant à donner à la Côte d’Ivoire et aux autres pays francophones. L’Union internationale de la presse francophone ne possède ni propos louangeurs ni discours flatteurs à servir à la Côte d’Ivoire et à tout autre Etat francophone.  

 

          Tout en demandant à la Côte d’Ivoire, aux autres pays francophones et à l’Organisation internationale de la francophonie les moyens de s’accomplir, l’Union internationale de la presse francophone préfère servir les gouvernements francophones avec des débats et formations de professionnels des médias, mais aussi avec des critiques constructives, empreintes de respect et de mesure, d’équilibre et de modération, afin que demain soit meilleur qu’aujourd’hui, dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire, des Etats et institutions francophones.

 

          Après avoir été dans le débat national, ils sont de plus en plus nombreux, les journalistes ivoiriens, à rejoindre, sur l’échiquier international, leurs consoeurs et confrères des autres pays francophones. Ils ont choisi d’être à l’échelle internationale, pour frotter leurs expériences à celles des autres, et faire connaître davantage la Côte d’Ivoire dans leur secteur d’activités, les médias.

 

          Et Dieu seul sait que les radios, les télévisions, les journaux et la presse en ligne ont, de ce point de vue, un impact jamais égalé, à travers le monde et dans le monde. L’Union internationale de la presse francophone entend contribuer au renforcement du débat démocratique en Côte d’Ivoire et de l’image de cette Côte d’Ivoire, en s’appuyant, en plus de la section ivoirienne, sur une union nationale de journalistes forte, une union nationale de journalistes soucieuse de son image et de celle de la Côte d’Ivoire.

 

          Honorables participants au 7ème congrès de l’UNJCI,

Plus de 15 ans après sa création, l’UNJCI a besoin, comme c’est le cas dans nombre d’institutions de cet âge, de procéder à une relecture des arguments et missions qui ont présidé à sa naissance. Ce serait le meilleur hommage qu’elle puisse rendre à Diégou Bailly, mais également à tous les autres anciens présidents, Yao Noël, Honorat de Yédagne, Amos Béonaho.

 

          Ce serait le meilleur hommage qu’elle puisse rendre également à tous les pionniers ivoiriens de la vie associative du secteur des médias. Entre autres et, dans un ordre différend,

Mmes :

Thérèse Tapé Yobouet,

Marie-Paule Abo,

Eugenie Douayéré,

MM :

Laurent Dona-Fologo,

Ibrahim Koné,

Auguste Miremont,

Ben Soumahoro,

Diomandé Métouba,

Jean Kambiré,

Eugène Dié Kacou,

Samba Koné,

Pierre Fallet,

Jean-Médéric Kragbé,

Paul Kalou,

Mamadou Berthé,

Michel Kouamé,

Ouattara Gnonzié,

Deby Dalli,

Ali Kéita,

Raphaël Lakpé

François Kouakou,

Zio Moussa, etc, etc

          Ils sont nombreux, bien nombreux, qui méritent la reconnaissance des jeunes générations. L’Unjci doit afficher, chaque jour davantage, l’image d’une organisation responsable, qui protège ses membres, pour éviter d’apparaître un jour comme  un monstre qui mange ses propres enfants. La confraternité doit aller au-delà des rassemblements, pour prendre en compte les relations quotidiennes entre professionnels de l’information. Où qu’il se retrouve, à l’UNJCI ou dans toute autre structure, chacun de vous doit apporter sa contribution à l’édifice commun. Chacun de vous doit conjuguer l’avenir de l’UNJCI sous de meilleurs jours.

          Bon congrès aux participants et, par anticipation, vœux de pleins succès à la nouvelle équipe qui aura les commandes de l’UNJCI.

Merci de votre attention.

 

Pour l’Union internationale de la presse francophone,

Alfred Dan Moussa,

Président international

 
 
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